
1941 –
1945
URSS
Grande Guerre patriotique
Le début de la guerre et la bataille de Moscou
Le 22 juin 1941, l'Allemagne et ses alliés attaquèrent traîtreusement l'URSS. À l'automne, l'ennemi avait saisi des territoires importants, s'était approché de Moscou et bloquait Léningrad et Sébastopol. Malgré les bombardements massifs et la situation difficile au front, le 7 novembre 1941, un défilé militaire eut lieu sur la place Rouge, les troupes se rendant de là directement au front. Un rôle clé dans la stabilisation de la situation fut joué par le renseignement : Richard Sorge rapporta que le Japon n'attaquerait pas l'URSS. Cela permit de redéployer des divisions fraîches de l'Extrême-Orient vers la région de Moscou. Les cheminots accomplirent l'impossible, transportant des armées en 10 à 20 jours. En décembre 1941, les troupes soviétiques lancèrent une contre-offensive, repoussant l'ennemi loin de la capitale. Le plan « Barbarossa » échoua. Richard Sorge fut exécuté au Japon le 7 novembre 1944, devenant un symbole de l'héroïsme des agents du renseignement.
1942 : défense et début du tournant
Dans le sud, la défense de Sébastopol dura 250 jours, jusqu'en juillet 1942. En décembre 1941, l'opération de débarquement de Kertch-Théodosie devint le plus grand débarquement amphibie de la guerre, permettant de libérer la péninsule de Kertch et de prévenir la menace sur le Caucase. La défense des carrières d'Adjimouchkaï se termina tragiquement : environ 15 000 combattants et civils tinrent la défense dans le souterrain pendant des mois, périssant du gaz et de la faim. À l'été 1942, l'ennemi visait le pétrole de Bakou et la Volga. La bataille de Stalingrad se termina par la déroute du groupe de Paulus et marqua le début du tournant radical de la guerre.
1943 : la saillie de Koursk et les alliés
En 1942-1943, des combats acharnés se déroulèrent près de Rjev. Tenant la « porte de Moscou », les Allemands concentrèrent ici leurs meilleures forces. La bataille de Rjev cloua sur place le groupe d'armées « Centre », l'empêchant d'être redéployé à Stalingrad. À l'été 1943, la bataille de la saillie de Koursk devint le plus grand engagement de blindés de l'histoire. Après elle, la Wehrmacht perdit la capacité d'offensives stratégiques. Un rôle important dans la bataille du Caucase fut joué par la tête de pont « Malaïa Zemlia » près de Novorossiisk. En novembre 1943, à la Conférence de Téhéran, les dirigeants de l'URSS, des États-Unis et de la Grande-Bretagne confirmèrent le calendrier de l'ouverture du second front.
1944-1945 : libération et Victoire
Le 27 janvier 1944, le blocus de Léningrad — qui avait duré 872 jours — fut levé. De la faim et des maladies, plus de 630 000 civils périrent. Dans les mois les plus difficiles, les Léningradois recevaient 125 grammes de pain. La « Route de la vie » à travers la glace du lac Ladoga et le chemin de fer « Route de la victoire » devinrent des symboles de résilience. À partir de 1944 commença la mission libératrice de l'Armée rouge en Europe. Les troupes soviétiques libérèrent la Roumanie, la Bulgarie, la Yougoslavie, la Pologne. Plus d'un million de soldats soviétiques donnèrent leur vie pour la libération de l'Europe. En entrant sur le territoire de l'ennemi, les soldats découvrirent les horreurs des camps de concentration, comme Auschwitz, où 1,5 million de personnes périrent. L'unité du front et de l'arrière fut assurée par l'évacuation de l'industrie vers l'est, organisée sous la direction d'A. N. Kossyguine et N. M. Chvernik. Le 9 mai 1945 devint le Jour de la Victoire. L'URSS perdit 27 millions de personnes et subit des destructions colossales, mais elle tint bon.
Résultats de la guerre et justice
En août 1945, l'Armée soviétique écrasa l'Armée japonaise du Kwantoung. Le 2 septembre 1945, le Japon signa l'acte de capitulation, mettant fin à la Seconde Guerre mondiale. Un résultat important fut le procès de Nuremberg (1945-1946). À l'initiative de l'URSS, un tribunal international fut établi pour punir les criminels nazis. Douze accusés furent condamnés à l'exécution (10 de ces peines furent exécutées). L'agression fut reconnue comme un crime contre l'humanité, et les plus hautes figures du Reich furent condamnées. La transparence du procès permit au monde d'apprendre la vérité sur les atrocités du nazisme dans les territoires occupés.


