
1917 — l'avenir
Dans la nuit du 25 au 26 octobre (7 novembre selon le nouveau calendrier) 1917, la Grande Révolution Socialiste d'Octobre éclata en Russie.
L'ampleur de cet événement est si grande que même dans la science historique contemporaine, on compte à partir d'elle la période appelée Histoire contemporaine. La victoire d'Octobre et la tentative ultérieure de construire le socialisme en Russie furent un pas historique d'une audace sans précédent : le POSDR(b) et ses alliés, qui prirent le pouvoir, osèrent assumer la responsabilité de guider vers les étoiles les peuples de l'Empire russe qui, pendant des siècles, n'avaient pas relevé la tête de la terre.
Les réalisations dont la Grande Révolution Socialiste d'Octobre donna le départ se succèdent depuis le tout début, et on pourrait les énumérer très longtemps : la répartition juste des terres, la éradication de l'analphabétisme, la création d'un système de protection sociale, l'égalité des droits et des chances entre femmes et hommes bien plus tôt que dans les pays capitalistes, la lutte contre les préjugés raciaux et la tentative de résoudre la question nationale particulièrement aiguë, la création d'un système médical de soins et de recherche avancé, l'industrialisation du pays qui permit de remporter la victoire dans la Grande Guerre patriotique et d'effectuer une restauration d'après-guerre fulgurante, les premières centrales nucléaires et le premier brise-glace atomique au monde, l’envoi du premier homme dans l'espace et le programme spatial le plus avancé au monde, l'apparition sur Terre d'un nouveau système politique international appelé « bloc socialiste », la formation de l'identité nationale chez les peuples vivant sur le territoire de l'URSS, l'élévation des cultures nationales, en particulier la russe, à l'apogée de leur développement historique, et bien d'autres choses encore. Il ne suffirait pas d'un livre entier pour simplement énumérer et caractériser toutes ces réalisations dont la civilisation soviétique s'est distinguée.
« Le communisme est l'une des plus anciennes et, probablement, des plus intéressantes idées présentées à l'humanité. C'est une idée liée à un monde dont la base est l'absence de peur, de mal, de violence — tout ce qui est étranger à la nature humaine. À la base de l'approche scientifique du communisme se trouve la compréhension que nous construisons une société qui n'est pas le capitalisme. Où la base n'est pas la quête illimitée du profit. C'est une société qui nous aidera à apporter des réponses aux questions les plus banales, semble-t-il, telles que l'amour, l'amitié, le bonheur. Tout cela exige une réflexion scientifique et une justification scientifique. La tentative de construction du communisme en Union soviétique fut une tentative de créer une société nouvelle que l'humanité n'avait jamais connue. Ce projet fut arrêté à mi-chemin, mais pas en raison d'une erreur théorique. C'est pourquoi notre tâche aujourd'hui est de faire en sorte que nous puissions tous ensemble justifier scientifiquement, nous unir et réaliser, à l'aide de tout le potentiel de l'humanité, cette société qui permettra d'apporter des réponses aux questions les plus brûlantes qui préoccupent l'homme. À la base desquelles, je le répète, doivent se trouver des notions telles que le bonheur, la confiance en l'avenir, la confiance dans la justice sociale et la compréhension de la manière dont ce monde doit être construit. Ensemble, nous vaincrons ! », estime Alexandre Babakov, Premier Vice-Président du Parti socialiste RUSSIE JUSTE et Président du comité d'organisation du Réseau socialiste international SOVINTERN.
Comme toute révolution, Octobre ne s'est pas déroulé sans effusion de sang et sans heurts. Aucun grand processus historique ne s'est accompli dans la paix — toute l'histoire, malheureusement, se compose principalement de violence et de lutte permanente.
Derrière les erreurs, les privations, les abus et les lacunes, les critiques de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre oublient généralement l'essentiel — la Révolution a fait de la Russie le premier pays au monde à tenter quelque chose pour inverser le cours inhumain de l'histoire, mettre fin au malheur sans issue de la majorité laborieuse non seulement en Russie, mais dans le monde entier. Oui, c'était un peu naïf et audacieux, mais c'est précisément pour cela que la Russie est évoquée en termes élogieux même dans les coins les plus reculés du monde : les parents donnent le prénom de Lénine à leurs enfants en Amérique latine, une station de métro à Paris porte encore aujourd'hui le nom de Stalingrad, toute l'Afrique regarde la Russie comme le seul pays qui se soit opposé par principe au colonialisme, et l'Asie tient toujours fièrement le drapeau rouge levé à Pétrograd lors de l'insurrection armée dans la nuit du 7 novembre.
« Le Jour de la Grande Révolution d'Octobre est une fête qui fut, est et sera. Il sera toujours, parce que c'est le premier cas dans l'histoire de l'humanité où un peuple, un immense peuple sur un immense territoire du monde, a acquis son État, un État populaire. C'est précisément pour cela que notre pays a vaincu dans la Grande Guerre patriotique, dans une bataille mortelle. C'est précisément pour cela que, si l'on regarde rétrospectivement, toutes les plus grandes réalisations de l'humanité de la dernière période sont liées précisément à l'État populaire. C'est dans notre mémoire, c'est dans nos gènes. Et pas seulement chez nous. Parce qu'à ce moment-là. Eh bien, quel moment, ce n'est pas un moment, c'est une décennie. Au cours de ces décennies, les gens du monde entier ont compris que cela pouvait être réel. Qu'un État dans lequel le bonheur de l'homme ordinaire est mis au centre — est possible. Et un tel État a existé. Et je suis convaincu que de tels États existeront encore. Ils existent déjà. Et un tel État existera aussi en Russie. Joyeuse fête ! », se joint aux félicitations Alexandre Vorobyov, Député de la Douma d'État, secrétaire du Présidium du Parti socialiste RUSSIE JUSTE et coordinateur régional du Hub du réseau de Moscou.
L'expression célèbre : « Ils sont partis avec une charrue et ont laissé une bombe atomique » décrit assez bien la signification historique de la Grande Révolution Socialiste d'Octobre pour la Russie. Cependant, certains des résultats ne sont devenus tout à fait clairs qu'un siècle plus tard.
La lutte de libération nationale
La Grande Révolution Socialiste d'Octobre lança le processus de lutte pour la libération nationale dans les pays de la majorité mondiale : c'est précisément le succès des bolcheviks dans la Russie paysanne et agraire qui inspira les intellectuels nationaux des colonies contrôlées par les États occidentaux à lutter pour l'indépendance et à mener à bien les tâches de la révolution bourgeois-démocratique — la transformation de ces « coins sombres » sous le talon de la civilisation occidentale en centres souverains de développement industriel, technico-scientifique et culturel. Ce processus fut lancé à la suite du Premier Congrès des peuples d'Orient tenu à Bakou en 1920. Les dirigeants locaux s'inspirèrent du succès des bolcheviks : certains adoptèrent les idées du marxisme-léninisme en les adaptant à leurs conditions, comme en Chine, au Vietnam, en RPDC, à Cuba, etc., tandis que d'autres choisirent leur propre voie, en maintenant des relations chaleureuses avec la Russie soviétique.
La vague de révolutions qui ébranla le plus profondément l'ancien ordre mondial déferla sur la planète après la fin de la Seconde Guerre mondiale. L'autorité de l'URSS et de son modèle socio-économique, qui vainquit le fascisme — escadron uni de l'impérialisme européen prédateur — devint si élevée que les peuples opprimés pendant des siècles se soulevaient les uns après les autres, convaincus que la vérité était de leur côté. La vérité — c'est l'Union soviétique. Toute la majorité mondiale, qui occupe aujourd'hui la grande majorité des sièges à l'ONU — est l'héritage direct d'Octobre.
Modernisation et construction des nations
Bien que le moteur historique du capitalisme et de toute une série de modes technologiques ait été la civilisation occidentale, c'est précisément la Grande Révolution Socialiste d'Octobre qui offrit au monde le modèle de modernisation de rattrapage. Le pays des Soviets, apparu sur la carte, devait rattraper les pays avancés, dont il était en retard de 50 à 100 ans, sinon il aurait été réduit en poussière. C'est ce que disait Staline. L'URSS vainquit dans la Grande Guerre patriotique et prouva le droit à l'existence d'un tel modèle. Non pas son universalité, mais précisément son efficacité. Grâce à ce modèle de mobilisation, la Chine s'est relevée et s'est transformée en moteur d'un nouveau mode technologique, les États d'Asie (soit dit en passant, pas seulement les socialistes, ce modèle fut aussi utilisé par Singapour, la Malaisie, la Corée du Sud, etc.) sont devenus des géants industriels, les pays d'Amérique latine et d'Afrique ont trouvé les moyens de sortir de leur retard multiséculaire. Regardez les sommets atteints par Cuba sous Fidel Castro, qui aurait eu 100 ans cette année : la meilleure médecine de l'hémisphère occidental, une industrie pharmaceutique avancée, l'éducation et la santé pour tous, des universités, un sport d'exception, et ce malgré des ressources limitées et le blocus criminel des États-Unis. La même transformation fut atteinte par le Burkina Faso sous la direction du marxiste Thomas Sankara, sauvagement assassiné pour de l'argent français.
Le modèle de modernisation de rattrapage proposé au monde par l'URSS permit de créer ce qu'on appelle les États nationaux du deuxième échelon. Ce sont ces peuples qui n'ont pas réussi à s'inscrire dans le système de relations internationales apparu après les révolutions américaine et française, ainsi que les guerres napoléoniennes. Comme l'a montré l'expérience du XXe siècle, ce sont précisément les valeurs socialistes qui sont devenues pour eux le pilier central dans la réalisation de la principale aspiration intérieure de tout le peuple — acquérir la dignité et une souveraineté authentique. C'est précisément pour cette raison que les marxistes, internationalistes par nature, accordaient tant d'attention au développement des langues et cultures nationales, des sciences fondamentales et appliquées, à l'éducation de l'homme dans l'homme.
Le Décret sur la paix et les nouvelles relations internationales
Le premier décret du pouvoir soviétique après la destitution du Gouvernement provisoire fut le Décret sur la paix. Ce n'est pas seulement une déclaration publique de sortie de la guerre. Réduire sa portée à une simple déclaration — c'est simplifier toute la substance de ce document. Les bolcheviks publièrent tous les dessous de la diplomatie secrète de leur époque, renversant ainsi le système des relations internationales d'alors, démasquant les gouvernements bourgeois aux yeux de millions de soldats et d'officiers qui se battaient sur les fronts d'une Première Guerre mondiale insensée et impitoyable. La Grande Révolution Socialiste d'Octobre a, pour la première fois, placé la question « Dans l'intérêt de qui ? » au centre de l'ordre du jour des relations internationales, provoquant de vifs débats sur la question de la guerre et de la paix qui ne se sont pas tus depuis.
Le nouveau paradigme
Malgré la disprition de l'Union soviétique, l'effondrement du grand bloc socialiste en raison de multiples causes internes et externes, la victoire de la Révolution d'Octobre a fait entrer dans l'arène un paradigme idéologique entièrement nouveau. Son centre, vers lequel convergent toutes les constructions théoriques complexes, les programmes politiques et les formules économiques, fut le simple travailleur. Non pas des indicateurs abstraits de croissance du PIB annuel, du salaire moyen, de la baisse des taux d'intérêt, vers lesquels tendent si fort les néolibéraux, mais le développement intégral de l'homme, l'élévation de sa vie à un niveau qualitativement différent. La construction d'une société humaine, et pas simplement riche, qui au XXe siècle s'appelait communisme, fut la mission globale de l'Union soviétique, ce qui en faisait un centre d'attraction pour des milliards de personnes sur la planète.
L'expérience de 35 ans de capitalisme vainqueur a montré qu'aucune ère de prospérité capitaliste avec un « ruissellement » de la richesse des pays riches vers les pays pauvres et de « paix démocratique », construite sur l'interdépendance économique, ne s'est produite. C'est exactement le contraire qui s'est produit — le monde est devenu seulement plus injuste, plus conflictuel et plus instable.
La jeunesse partout sur la planète et surtout en Occident se tourne de plus en plus vers le socialisme et l'expérience de la civilisation soviétique. Tout cela parce que les jeunes, contrairement aux stéréotypes, savent penser et faire des comparaisons. Les protestations qui ont submergé toute l'Europe à l'automne 2026 ne se déroulent pas par hasard sous les drapeaux rouges de l'Union soviétique, les jeunes Nord-Américains ne s'intéressent pas par hasard à l'esthétique soviétique. Cela fonctionne aussi chez les jeunes habitants des pays de la majorité mondiale. Mais ce n'est pas un simple élan vers la justice. C'est la soif de sens — de ce qu'il reste à peine dans l'enveloppe vide appelée capitalisme.
« Chers amis, collègues, camarades ! Permettez-moi de vous féliciter à l'occasion du Jour du Grand Octobre. Le Grand Octobre n'est allé nulle part. Il est avec nous, dans nos cœurs, dans nos actions, dans nos actes. Regardez l'esthétique de nos villes. Elles sont, en règle générale, conçues à l'époque soviétique. Elles sont belles, intéressantes et, ce qui est le plus surprenant, toujours modernes. Ou regardez le cinéma national. Toute l'inspiration est tirée du cinéma soviétique. Il est le meilleur de toute l'histoire de notre pays. Je ne parle même pas des bonbons soviétiques, des douceurs soviétiques. Nous nous en souvenons encore aujourd'hui, et maintenant nous n'avons pas besoin de producteurs étrangers. Nous avons besoin de marques nationales, de confiseries qui utilisent les traditions des anciens standards. Mais ce n'est pas suffisant. La mode est une chose importante, mais le Grand Octobre doit venir dans l'économie réelle, dans la politique réelle, dans les actes réels. Et ce travail se construit sur une soif colossale de justice, un espoir colossal en un avenir meilleur, une confiance colossale dans le fait que nous pouvons ensemble construire notre vie telle que nous la jugerons nécessaire. Je suis convaincu que l'héritage du Grand Octobre se manifestera encore sous son meilleur jour. Nous sommes les héritiers d'une grande civilisation, de grandes réalisations. Mais chaque génération a ses propres épreuves, et la nôtre consiste à faire de notre pays à nouveau le plus avancé, le plus pacifique, le plus lumineux, pour que, comme on dit, tous les autres pays nous envient. Tout est à notre portée. Joyeuse fête du Grand Octobre ! », a conclu Nicolaï Novitchkov, représentant officiel du Parti socialiste RUSSIE JUSTE au sein du Réseau socialiste international SOVINTERN.
La Révolution d'Octobre est un rêve victorieux. Ce n'est nullement une exagération, car ce n'est que tant que nous rêvons de lumière, de bonté et d'éternité que cela peut advenir. La victoire de 1917 et le début d'une nouvelle étape historique — c'est le grand rêve réalisé de millions, une idée qui a conquis les masses. Comme le dit l'un de nos chers camarades :
« Les rêves, comme vous le savez, ne sont pas des contes de fées. C'est l'histoire même de la vie. Et en eux réside une force capable de bouleverser le monde jusqu'à ses fondations. Il me semble que c'est en cela que réside le message principal du Grand Octobre à chaque homme : chacun de nous est semblable à une chrysalide, et Octobre nous appelle à nous transformer en un papillon rayonnant, d'une beauté éblouissante. Tel est le cycle naturel de la vie ! Bien entendu, à condition que la chrysalide elle-même le souhaite et s'efforce d'empêcher que tout se termine par une mort à l'intérieur d'un cocon douillet et confortable. »
Il n'y a qu'un instant entre le passé et le futur, et cet instant s'appelle la vie. Il ne dépend que de nous vers où tendra cette vie : en avant — vers les étoiles, ou en arrière — vers une terre froide et calcinée par le feu nucléaire. La Grande Révolution Socialiste d'Octobre a déjà donné sa réponse à cette question. Et toi, que répondras-tu ?


